– Comment je suis devenue guide touristique, en regardant un dessin animé en russe avec des sous-titres en finnois – How I became a Tourist Guide, watching a cartoon in Russian with Finnish subtitles –

– Comment je suis devenue guide touristique, en regardant un dessin animé en russe avec des sous-titres en finnois –

J’avais à cœur de faire quelque chose de moi-même, je ne savais pas quoi et puis un jour j’ai été au cinéma. Je ne comprenais rien à ce dessin-animé de princesses russes, alors j’ai surtout parlé à la fille du siège d’à côté. J’avais besoin d’un travail, elle avait bien compris que je n’avais rien compris au dessin-animé, alors elle a décidé de m’aider. Elle a contacté des gens, dont une finlandaise qui habitait en Italie.  Cette finlandaise en Italie, a écrit à son ex-patron en lui parlant de moi. Elle parlait de moi comme d’une vieille amie, j’étais juste quelqu’un qu’elle n’avait jamais rencontré. Et c’est donc grâce à une bande de princesses russes que j’ai trouvé un travail.

Deux mois à peine après avoir posé le pied pour la première fois dans la ville d’Helsinki, j’ai commencé à travailler comme guide touristique pour cette même ville. Je trouvais ça un peu surréaliste, mais je suis une fille à missions. J’ai essayé d’avoir le plan de la ville en tête et d’en connaître tous les recoins, tout en sachant que rien ne remplacerait le vécu des autres guides.

On ne m’a pas formé, j’étais libre de raconter ce que je voulais, certaines personnes n’ont donc peur de rien.  Alors j’ai beaucoup travaillé, j’ai construit mon discours comme une jolie histoire, et j’ai laissé une bonne part à l’improvisation. J’ai vite compris qu’ils voulaient juste voir la ville à travers mes yeux. Et puis j’ai commencé à faire des tours en anglais, espagnol, français et portugais, en bus, à vélo et à pied. On me prévenait souvent la veille pour des tours que je n’avais jamais faits, tout en me donnant quelques vagues explications. Et puis j’ai travaillé pour une nouvelle compagnie et encore une autre.

La première fois que je me suis retrouvée avec un micro en face d’une quarantaine de personnes, je me suis dit qu’il devait y avoir une erreur de casting. Je me suis ensuite souvenue que ces personnes avaient payé pour m’entendre parler pendant quatre heures et tout s’est enchaîné. J’ai parlé, raconté des blagues et je crois même que j’ai chanté. Et l’été est passé.

Selon les touristes, vous devez tout savoir, incluant ce que les oiseaux mangent et le temps qu’il va faire dans 5 minutes. Ils ont l’étrange impression d’avoir payé pour vivre la meilleure journée de leur vie. Parfois  à la fin du tour, ils me disaient que c’était parfait et ce petit mot flottait alors dans l’air comme un trophée.

J’admire les personnes qui font ça depuis des années, c’est un peu comme partir en mission tous les jours. Chaque jour est un challenge avec des situations et des personnes différentes. Je ne vais citer  que certaines de mes missions :

–          Un tour à vélo avec 30 personnes sourdes et muettes ;

–          Un tour avec un chauffeur qui ne parlait que russe et qui ne connaissait pas la ville, en pointant les directions à prendre telle une hôtesse de l’air ;

–          Un tour avec 54 espagnols, un bus qui tombe en panne et un bus de remplacement trop petit pour mon groupe.

Au final, je crois que ce qui fait un bon guide, c’est aussi ce qui fait un bon ami. C’est quelqu’un dont vous appréciez la compagnie, qui peut vous surprendre et vous faire passer un bon moment, dont vous pouvez compter sur l’aide et les conseils, mais qui sait aussi vous laisser tranquille quand vous en avez besoin.

Elodie, compteuse d’histoires.

P.S. 1 –  Je suis quelque peu surprise que personne n’est démasqué mon accent français…

P.S. 2 – A l’heure qui l’est je suis déjà probablement connue en Indonésie (avec toutes les photos qu’ils ont prises de moi) mais je n’en ai malheureusement aucune trace. Il faudra donc se contenter de mon dessin.

ElodieGuide

– How I became a Tourist Guide, watching a cartoon in Russian with Finnish subtitles –

I wanted to do something for myself. I didn’t know where or how to start. Everything started from that day at the cinema. I didn’t understand anything about this cartoon of Russian princesses, so I spend most of the time talking to the girl next to me. I kept saying I didn’t understand and she kept saying she understood that I didn’t understand. We were not talking about princesses anymore. At this time I was looking for a job, she decided to help me (not with the movie with the job).

She contacted few friends, including a Finnish girl who was living in Italy. This perfect stranger wrote to his former boss talking to him about me. She spoke about me as someone speaking about an old friend, I was just someone she had never met. And thanks to this Russian princesses, I found a job.

Two months after having setting foot for the first time in the city of Helsinki, I started working as a tour guide for that city. I thought it was a bit surreal but I like challenges. I tried to have the map of the city printed in my head and tried to discover every corner of Helsinki. Of course, I knew that nothing could replace the long experience of the other guides.

No training planned, I was free to say what I wanted to say. They trusted me & crossed fingers. I guess some people are not afraid of anything. So, I worked a lot. I worked a lot on my speech, feeling like a happy story teller and the other part of my work was a good deal of creative improvisation. I quickly realized that they just wanted to see the city through my eyes. And then I started doing tours in English, Spanish, French and Portuguese. I’ve done Bus Tours, Biking Tours and Walking Tours. Most of the time I had last minute requests (the night before the tour) and had to organize a tour I’ve never heard about before with some vague explanations. And then I worked for a new company and another one.

The first time I found myself with a microphone in front of forty people, I thought there must be a casting error. Then I remembered that they had paid to hear me talking during four hours and I started speaking, joking & singing. And summer was already finished.

According to the tourists, you have to know everything, including what birds eat and what will be the weather like in 5 minutes. They have a strange feeling to have paid to live the best day of their lives. Sometimes at the end of the tour, they told me it was perfect and then this little word hung in the air like a trophy.

I admire people who have been doing that for years, it’s a bit like going on a mission every day. Every day is a challenge with different people and situations. I will mention some of my missions:

– A biking tour with 30 deaf and dumb persons;

– A tour with a driver who spoke only Russian and was for the first time in Helsinki, I was pointing directions like a stewardess;

– A bus tour with 54 Spanish, my bus broke down and the new bus was too small for my group.

But perhaps what makes a good guide is also what makes a good friend; someone whose company you enjoy, who can surprise and delight you, whose advice and comfort you can seek, but who also knows when to leave you in peace.

Elodie, Storyteller.

P.S.  1 – I’m quite surprised they didn’t catch my French accent…

P.S. 2 – At that time I should already be famous in Indonesia (with all the pictures they took of me) but I don’t have any of them. So, I let you with my drawing.

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– RESTAURANT DAY – Aujourd’hui, j’ouvre mon restaurant – Today, I run my own restaurant –

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Cet évènement créé par un finlandais, c’est le jour des gourmands. Officiellement, ce jour s’appelle le jour des restaurants. La toute première édition a été lancée à Helsinki, en 2011. C’est une façon de dire « Non, aux restaurants trop chers ! », mais c’est surtout une bonne excuse pour s’amuser et se goinfrer.

Le temps d’une journée, absolument tout le monde peut ouvrir son restaurant. La démarche est simple, il suffit de s’inscrire sur la page web de l’évènement et référencer son restaurant avec un nom, une description et une adresse. Le menu et les prix sont au bon vouloir du cuisinier. Quand est-il du lieu? Ça se passe dans la rue, un parc, un salon de coiffure, chez vous, ou bon vous semble en somme. Cet évènement arrive quatre fois par an, qui dit nouvelle saison, dit ventre rond.

Repérés à Helsinki: Un distributeur de cookies en vélos, un français en train de s’étouffer avec un piment brésilien, un fleuriste qui s’est pris pour un pâtissier, un salon particulier qui s’est pris pour un salon de thé, une française avec de la bave au coin de la bouche.

Pour cette édition du 18 mai 2013, 1702 restaurants éphémères ont vu le jour dans 30 pays différents.

Et peut-être que le 18 août prochain, à la liste des restaurants s’ajoutera… le mien!

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This event was created by a Finnish guy, it’s a day for food lovers. Officially, this day is called Restaurant Day. The first edition was launched in Helsinki in 2011. It’s a way of saying « No to the overpriced restaurants! », but it’s mostly an excuse to have fun and stuff yourself.

During this day, absolutely everyone can open its own restaurant. The process is really simple, just register your restaurant on the event’s website with a name, a small description and an address. The menu and prices are at the mercy of the cook. Where will the event take place? In the street, in a park, in a hair salon, at home… Whenever, Wherever. This event happens four times a year, a new season means food rebellion.

Spotted in Helsinki: A bicycle distributor of cookies, a French guy struggling with a Brazilian hot hot hot pepper, a florist who looks like a baker, a private room which was taken for a tea room, a French girl drooling over a piece of cake.

For this edition of 18 May 2013, 1702 ephemeral restaurants were born in 30 different countries.

And maybe on August 18, one more will be added to this list… mine!

– Depuis que je ne travaille plus, j’ai un agenda de ministre – There can’t be a crisis next week, my schedule is already full –

Mes gants me réchauffe les mains, le chocolat me remonte le moral, mon ascenseur offre du repos à mes jambes et la machine compliquée de la salle de sport me les muscle (un peu). Et moi, nouvelle expatriée, je sers à quoi?

Trouver sa place dans un autre pays, c’est un peu comme chercher une place libre dans le métro à l’heure de pointe.

J’ai commencé par écrire plein de trucs dans mon calendrier, j’ai surligné et j’ai beaucoup raturé aussi. Et puis j’ai tenté plein de choses, à plein d’endroits, jusqu’à ce que je me sente bien dans certains.

Ce n’est pas parce qu’ici on est personne, qu’on a pas le droit de devenir quelqu’un.

Liste des choses que je dois faire avant d’avoir les pieds cloués au parquet:

  • Tester tous les brunchs d’Helsinki

  • Faire du chien de traîneau

  • Ouvrir mon propre restaurant pour le ‘Restaurant Day’

  • Apprendre à faire un éléphant, un ours et un cochon en origami

  • Réussir la liste des positions de Yoga

  • Faire du bénévolat avec des enfants en Asie

  • Me faire masser à l’air libre dans une rizière

  • Nager avec une tortue

  • Monter un éléphant à nu (pas moi, l’éléphant).Image

 My gloves warm my hands, chocolate makes me feel better, my lift offers rest to my legs and complicated-looking gym machines developed them (a little bit). And as a new expat, what’s my role?

 To find its own place in another country, it’s a bit like looking for a free place in the subway at rush hour.

 I started writing stuff in my calendar, I’ve highlighted few things and I also erased others. And then I tried all kind of activities and events in diferent places, until I felt good with some of them.

 Not because we are nobody here, means we have no right to become someone.

 To Do List before I get my feet nailed to the floor:

– Try all brunches in Helsinki

– Make sled dog racing

– Open my own restaurant for ‘Restaurant Day’

– Learn how to make an elephant, a bear and a pig in origami

– To practice yoga postures

– Be volunteering with children in Asia

– Get a massage in a rice paddy

– Swim with a turtle

– Ride an elephant bareback.

– Inviter un groupe d’inconnus à dîner – Having a group of strangers over for dinner –

Avant, il y avait les dîners entre amis, les repas de famille qui s’éternisaient, les soirées grignotage devant la télévision et même les tête-à-tête en amoureux. Maintenant, il y a les repas avec des inconnus.

« Let’s Eat Together » est un nouveau concept, lancé par un finlandais nommé Timo Santala. L’idée est simple, rassembler des gens qui ne se connaissent pas encore autour d’une table.

Tout le monde peut proposer un repas aux autres membres de la communauté, pas besoin d’être un top-chef. Le lieu peut être un restaurant, un parc ou le plus souvent son propre chez soi. L’hôte crée alors un évênement sur la page facebook du groupe, qui est alors ouvert à un nombre limité d’invités (premier arrivé, premier servi).

L’hôte demande en général d’apporter une bouteille de vin, un dessert ou un petit je ne sais quoi. Il y a souvent des thèmes pour chaque dîner, ce qui rajoute encore une petite touche de gaieté.

En tant que grande curieuse, j’ai évidemment testé ce nouveau concept. J’ai choisi une soirée «Quiche Lorraine», va savoir pourquoi. A la vue du mot «Lorraine» sur ce site, mon sang n’a fait qu’un tour…

Conclusion: Parfois, il faut juste donner un coup de pouce aux belles rencontres.

Je compte bientôt faire un dîner français à la maison, avis aux amateurs…

Page d’Helsinki, Let’s Eat Together: http://www.facebook.com/groups/lets.eat.together.helsinki/

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Before, we had dinners with friends, long family meals, late-nights snacking in front of the TV, even sometimes romantic diners. Now, we’ll have diners with strangers.

« Let’s Eat Together » is a new concept, invented by a Finnish guy called Timo Santala. The idea is quite simple: to bring strangers together over meals.

Anyone could suggest a meal to other members of the community, you don’t have to be a top chef. The place could be a restaurant, a park, or more often its own home. Then, the host creates a facebook event on the group page, opened to a limited number of guests (first come, first served).

In general, the host will ask you to bring a bottle of wine or a dessert, but at
least bring yourself! If you’re planing to host a diner, just pick a topic! (Even more fun…)

So, my curiosity pushed me into a foreign kitchen. I’ve chosen an event called « Quiche Lorraine » (I will let you investigate why…).

Conclusion: Unexpected and wonderful encounters are just waiting for us.

I will try to host a French dinner a.s.a.p, are there any takers? …

Helsinki, Let’s Eat Together Page: http://www.facebook.com/groups/lets.eat.together.helsinki/

– Puisque les sacs en cuir ont droit à une seconde vie, les usines aussi. – If leather bags have a second life, why not factories? –

 

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La « Cable Factory » a ouvert ses portes en 1912, elle n’était alors qu’une jeune usine de câbles électriques, flambant neuve. Les employés d’usine ont depuis laissé place aux artistes et aux curieux. Aujourd’hui, les immenses fenêtres d’usine voient défiler des événements pour les petits et pour les grands. Ce nouveau terrain de jeu s’étale sur pas moins de 53 348 m2. Les hauts plafonds abritent des galeries d’art, des écoles de danse, des studios, des stations de radio et même un restaurant que j’ai testé et approuvé. A noter que même l’institut français d’Helsinki y a installé son QG.

J’ai aimé :

– le joyeux fouillis organisé des ateliers,

– pousser des portes un peu trop lourdes,

– vagabonder de couloirs en couloirs,

– débarquer par erreur dans les bureaux de joyeux travailleurs (bureau trop grand pour eux).

J’adore me perdre, mais je conçois que ce n’est pas au goût de tout le monde. Je vous conseille donc de consulter au préalable le planning des expositions en cours.

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Et puisque manger est un art à part entière, je vous recommande chaleureusement le restaurant au sein même de l’ancienne usine. Hima & Sali a comme un goût d’après-tournage ou d’encart à l’entracte. L’endroit est charmant et la nourriture est fraiche et goûteuse.

Lunch d’Elodie: 6,90 Eur. – Une soupe aux petits poids + buffet de salade et pain à volonté + pancake à la confiture de fraise

Lunch de Sylvain : 9,00 Eur. – Saumon et pomme de terre au parmesan + buffet de salade et pain à volonté

–       Bon Appétit ! –

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The « Cable Factory » opened its doors in 1912, it was no more than a brand new factory. Employees have since been replaced by artists and curious. Nowadays, the huge windows host all kind of events. This new playground is spread over no less than 53 348 m2. The high ceilings hide art galleries, dance schools, studios, radio stations and a restaurant that I’ve tested and approved. Even the French Institute of Helsinki has set up its headquarters there.

What I liked:

–  The workshops on disordered,

– To push the heavy doors,

– To wander the corridors,

– To enter by mistake in happy workers’ offices (anyway, it’s too big to be left alone inside).

I love to lose myself, but I understand that it’s not everyone’s taste. I suggest you first consult the schedule of current exhibitions.

And since eating is an art in itself, I heartily recommend the restaurant within the old factory. Hima & Sali has kind of a post-shooting taste, it’s like a snack break during a show. The place is charming and the food is fresh and tasty.

Elodie’s Lunch: 6.90 Eur. – Peas soup + salad buffet and unlimited bread + pancake with strawberry jam

Sylvain’s Lunch: 9.00 Eur. – Salmon and Potatoes with parmesan + salad buffet and unlimited bread

– Enjoy your meal! –

– Ceci n’est pas une histoire de mer, de soleil et de paradis fiscaux – It’s not a story about sun, sea and tax havens –

  Pour sortir de notre routine quotidienne, on fait des «extras» comme aller à la piscine le samedi ou changer la marque de ses biscottes. Je crois qu’au fond, la routine c’est une histoire de canapé. Pourquoi quitter le confort de son canapé si c’est pour avoir froid au bout du nez?

On a tendance à ce complaire avec ce que l’on a. Pourtant, ils sont 2 millions, ces français à avoir quitté leur canapé. La plupart vont même quitter ce «CDI» tant convoité et tout remettre en jeu. Tout comme eux, je vais régulièrement voir ailleurs si j’y suis. Cette fois j’ai posé mes valises en Finlande, mon amoureux avec.

Pourquoi vouloir quitter un endroit que j’aime pour un endroit ou personne n’arrive à prononcer mon prénom? C’est peut être pour le plaisir de s’endormir dans des draps qui ne sont pas les nôtres, écouter d’autres d’histoires, voir de nouveaux traits sur les visages et s’attacher à des inconnus qui n’en sont plus. C’est une sorte de mission que l’on s’impose à soi-même, comme celle de décoder ce langage secret aux consonances étranges que parlent tous les finlandais. On a beau aimé la vie qu’on mène, parfois on se laisse offrir de l’extraordinaire et de l’inédit, quitte à se compliquer un peu la vie.

C’est un bonheur de se heurter aux habitudes des autres et de voir changer les siennes. D’ailleurs, est-ce que les français embrassent vraiment tout le monde? Quitte à vous décevoir, ce n’est pas le signe d’un début d’une relation érotique. C’est simplement notre façon de dire bonjour.

Tentez le coup! Il suffit de lâcher prise, de laisser de côté des choses dites «normales» ou «nécessaires». Certes, je serai toujours celles qui parle trop fort dans le tramway mais j’espère devenir celle qui parle un peu trop fort en finnois.

– Coups de tête, coups de foudre et quelques muffins à la myrtille,

c’est tout ce que je vous souhaite! –

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To get out of our daily routine, we do « extras » like going to the pool on Saturday or changing its brand of crackers. Basically, I think that routine is all about a couch story. How and why to give up our comfy couch?  Especially if it’s to get rosy red cheeks and a frozen nose…

We’re satisfied with what we have and we don’t look any further. But they are 2 million French people who have already left their couch. Most of them have also left a long-awaited permanent contract and put everything at stake. Just like them, I decided to go see elsewhere if I were there. This time I have settled down in Finland, with my lover.

Why would I leave a place I like for somewhere who nobody can pronounce my name? This may be for the pleasure of sleeping in sheets that are not ours, listen to other stories, see new faces and get attached to strangers who will become friends. It’s kind of a mission that I impose to myself, like the long process of decrypting this secret language with strange-sounding, spoken by all Finns. Even if we love our daily life, sometimes we need extraordinary and unique moments, no matter if it means making life more complicated.

It’s a pleasure to discover other habits and change his view. Do the French really kiss everyone? They SEEM to kiss anyone and everyone.  And I’m sorry if I disappoint you… but that’s not the beginning of an erotic relationship. This is simply our way of saying « hello ».

Give it a shot! It means letting go of things that you’re used to considering « normal » or even « necessary ». I’ve to admit I’ll always be a little ‘odd’ when compared to local residents. I’ll be the one who’s speaking too loud in the tramway but I really hope to become the one who speaks too loud in Finnish.

– I wish you adventures

and blueberry muffins… –